NAPOLÉON À GILLY EN 1815

RÉCIT D'UNE BATAILLE GILLICIENNE MÉMORABLE


par Victor Vande Vonder, Gilly (Charleroi), Belgique

TABLE DES MATIÈRES
       
  1. LIEUDIT LE MOULIN DE L'OBSERVATOIRE
  2.    
  3. À CHARLEROI
  4.    
  5. LA BELLE-VUE | HAUT LIEU DE CHARLEROI
  6.    
  7. NAPOLÉON À GILLY
  8.    
  9. RETOUR À GILLY
  10.    
  11. LE FRONT PRUSSIEN À GILLY SART-ALLET SOUS LES ORDRES DU MARÉCHAL BLÜCHER
  12.    
  13. LE FRONT FRANÇAIS
  14.    
  15. LA MOISSON DES CHAMPS DE BATAILLE. GILLY LE 15 JUIN 1815. LE SART-ALLET
  16.    
  17. LA STATUE DE L'EMPEREUR ET LE MOULIN
  18.     
  19. L'EMPEREUR ET LE STUKA
  20.     
  21. SOURCES


 

1. LIEUDIT LE MOULIN DE L'OBSERVATOIRE

Pour perpétuer le souvenir de l'Empereur Napoléon, j'ai naturellement attaché mes premières réflexions au passé de notre communauté en ces périodes.

Étant né en 1930, mon ouvrage expose les récits de personnes que j'ai connues nées de 1865 à 1885 première et deuxième génération après 1815, qui m'emmenant en promenade sur les lieux de notre histoire, me rappelaient leurs récits.

Il m'a paru utile et nécessaire de rappeler en quelques notes en ma possession, les événements, les personnages importants qui à cette époque ont marqué d'une empreinte indélébile la destinée de notre localité, de l'Europe, voire du monde.

Écartant toute prétention superflue, je me suis tenu dans le cadre historique, en apportant des notes des récits inédits.

Né à Gilly Sart-Allet, connaissant parfaitement les lieux, j'ai l'obligation d'enrichir les récits :

La statue de l'Empereur et le Stuka...

avec la preuve de ce que l'on dit, l'Histoire est toujours un bon livre.

Victor Vande Vonder

 

2. À CHARLEROI

Au pont de Sambre, les sapeurs et marins du général Duchesne s'élancèrent sur le pont de Sambre et déblayèrent la barricade, ouvrant le passage aux escadrons du Général Pajol.

Les Prussiens s'étaient déjà retirés. Les cavaliers, gravissant au grand trot la rue escarpée et sinueuse qui traverse Charleroi du sud au nord les poursuivaient jusqu'à la bifurcation des deux routes porte de Bruxelles, de Dampremy et de Fleurus.

Pajol détacha le 1er hussards sur la route de Bruxelles pour éclairer la gauche et s'engagea avec le gros de sa cavalerie sur la route de Fleurus, Gilly par laquelle les Prussiens débusqués de Charleroi opéraient leur retraite [1].

Napoléon prit dans une direction opposée la route de la Neuve-Église « rue Puissant » et parvint devant la demeure de monsieur Puissant, maître de Forges où il installa son État-Major [2].

Cette halte dura peu et, subitement, tout le monde remonta à cheval. À la Ville-Haute il prit la rue du Dauphin.

Celle-ci très courte, aboutissait à un terrain coupé par une pente très raide plongeant dans un ravin marécageux, limite de la Ville-Haute de Charleroi. C'était l'emplacement dit de la Belle-vue.

Ce ravin la séparait de la commune de Dampremy, on l'appelait « Fonds de la Digue » ou « Fonds de la Garenne ». Les jumelles furent braquées. Les maisons de Dampremy apparaissaient à moins d'un kilomètre de distance. Le paysage était superbe, vaste, étagé.

Au nord de la route de Bruxelles montait, frôlant Lodelinsart avant de traverser Jumet. Vers l'ouest descendait la pente des campagnes de Marchienne-Docherie.

On voyait, dominant les toitures le gros clocher de Marchienne-au-Pont.

De cette petite ville à Charleroi, le paysage se transformait brusquement en région basse : de verdoyantes plaines, dans lesquelles serpentait la minuscule, rivière le « Piéton ».

L'Empereur poussait lentement sa monture (un cheval blanc pommelé) tantôt à droite, tantôt à gauche. Il n'interrompit cet examen que pour prendre connaissance des dépêches apportées par des estafettes. Ce qui existait d'industries n'était pas envahissant. Les verreries des environs de Charleroi étaient basses comme des étables. Aujourd'hui, ces agrestes villages ont été englobés dans d'immenses agglomérations citadines et usinières.

À Charleroi, les Prussiens s'étaient rendus odieux [3].

À cette époque, selon le recensement de 1806, ils comptaient Marchienne-au-Pont, 1.151 habitants; Dampremy, 392; Lodelinsart, 1.055.

Le recensement de 1812 donnait 4.020 habitants à Charleroi.

Les habitants acclamaient l'Empereur avec enthousiasme. Les français, sans doute, violaient le territoire du Royaume des Pays-Bas dont Guillaume 1er était le nouveau souverain, mais ce faisant, ils en chassaient les Prussiens qui étaient détestés.

Nul cordon de troupe, nulle sentinelle.

L'Empereur adressa plusieurs fois la parole à un spectateur des premiers rangs, monsieur François Quinet  :

François Quinait racontait... « J'ai vu depuis, à Charleroi, le roi de Hollande et le roi Léopold 1er. Je les ai vu de bien près, et ils m'avaient adressé la parole. Je ne me ressentais nullement ému. C'étaient des hommes comme nous le sommes tous. Mais devant Napoléon, je me sentais troublé et petit, petit. » [4].

 

3. LA BELLE-VUE | HAUT LIEU DE CHARLEROI

À l'emplacement du métro Beaux-Arts inclus le parking, se trouvait le puits de la Belle-Vue et la guinguette cantine des ouvriers mineurs tenue par la famille Schmyt.

Le puits de la Belle-Vue fut acquit par la Société des Charbonnages du Mambourg Réunis sous le n°2 vers le début du XIXe siècle [5].

C'était là plus haut, près de la guinguette que la porte de Dampremy Bruxelles Fleurus était située.

Il était un peu plus de midi, l'Empereur acclamé par les habitants s'arrêta au pied des glacis éboulés porte de Bruxelles [6].

L'Empereur descendit de cheval, se fit apporter une chaise de la guinguette « propriété de monsieur Schmyt » et s'assit au bord de la route.

Les troupes défilaient. En l'apercevant, cavaliers, fantassins poussaient des vivats qui couvraient les roulements des tambours et les éclats de trompettes.

L'enthousiasme tenait de la frénésie, des soldats sortaient des rangs pour embrasser le cheval de l'Empereur. Lui pendant ce défilé ne cessa de faire signe de la main d'aller plus vite.

Selon un témoin, Napoléon s'assoupit bientôt, et le bruit des acclamations ne put le réveiller [7].

Ce court instant de sommeil n'a rien de surprenne si l'on songe que ce jour là, l'Empereur était resté sept ou huit heures à cheval.

 

4. NAPOLÉON À GILLY

Napoléon partit pour Gilly, à l'époque, la chaussée de Charleroi n'existait pas encore (voir archive communale de Gilly). Il emprunta au Warmonceau la rue des Petites Aises, la rue du Moulin et la rue Genard. Cette rue joignait la chaussée de Lodelinsart, et emprunta la chaussée de Châtelet. Napoléon demanda un guide et se dirigea vers le moulin à vent situé au nord de la route de Chatelineau, non loin de l'habitation de monsieur Lambert [8].

Ayant gravi l'escalier intérieur du moulin, il découvrit par la lucarne un énorme panorama.

Les contingents ennemis apparaissaient nettement, alignés ou groupés. Il n'y en a qu'une « poignée » dit-il en abaissant sa lorgnette.

L'État-Major s'en fut alors vers la demeure de monsieur Lambert où Napoléon arpenta la cour, s'entretenant avec le propriétaire. Celui-ci avait près de lui son fils, Valentin, âgé de cinq ans.

L'Empereur caressait doucement les oreilles de l'enfant et lui donnait sur les joues des petites tapes d'amitié.

Enhardi, l'enfant se mit à tirailler la dragonne de l'épée Impériale, son père le réprimandant, « Laissez-le donc faire, monsieur » dit Napoléon. Monsieur Lambert insista pour lui offrir une collation, ainsi qu'à sa suite. L'Empereur refusa pour lui, mais accepta pour les officiers ! Ils sont jeunes, ils ont de bons estomacs. Il était à ce moment-là assez communicatif, parlant sur un ton presque cordial.

Après quelques demandes concernant la localité et les troupes prussiennes, il questionna monsieur Lambert sur sa famille, puis il dit qu'il venait faire la guerre aux Anglais et aux Prussiens non aux Belges. Il ajouta : « Les Belges me furent toujours fidèles. D'ailleurs, les Belges sont des Français » [8].

Quand Napoléon remonta en selle, il fut accueilli sur la route par une grande foule qui l'acclama. L'escorte dut refouler tout ce monde mais fut forcée de s'arrêter devant les rangs de femmes tellement sidérées qu'elles ne bougeaient pas, rue de l'Observatoire.

Napoléon se porta vers elles et cria sur un ton d'impatience « Retirez-vous les blancs bonnets, on va tirer !»[9].

On peut estimer que la marche sur Gilly, et l'étape du moulin, celle de la maison Lambert et le retour à Charleroi occupèrent environ une heure et demie.

 

5. RETOUR À GILLY

Napoléon regagna la maison Puissant à Charleroi dans laquelle son quartier général était installé et l'attendait.

À peine Napoléon fut-il revenu de Gilly, qu'une délégation de notables de Charleroi sollicita audience et fut reçue dans la rotonde [10].

L'audiance ne dura que cinq minutes. En se retirant, la délégation, sur le perron, cria « Vive l'Empereur ! », cri repris par la foule massée dans la rue.

Ayant pris une légère collation, l'Empereur repartit pour Gilly. À hauteur d la porte de Bruxelles, Dampremy, l'arrivée du maréchal Ney plaisait, les soldats le reconnaissaient, ils paraissaient heureux de le voir. Ça va marcher! criaient-ils, voilà le rougeaud.

L'empereur, qui voulait lui aussi que « ça marchât », dit bonjour au maréchal : « Bonjour Ney. Je suis bien aise de vous voir. Je vous donne le commandement de la gauche, allez prendre position aux Quatre-Bras ». Sur le terrain, en présence de l'ennemi, le beau plan stratégique conçu à Paris par Napoléon se précise, se développe. L'Empereur veut donc porter son aile gauche aux Quatre-Bras, son aile droite à Sombreffe, lui même avec sa réserve à Gilly.

Grouchy impatient de rejoindre son 1er corps de cavalerie, qu'il supposait engagé, avait devancé la colonne et s'était porté à Gilly en un temps de galop. Grouchy estimait la présence de 20.000 Prussiens.

Après avoir reconnu cette position, il revenait à Charleroi demander les ordres à l'Empereur, il arrivait comme l'Empereur achevait de donner les instructions au maréchal Ney qui partit sur-le-champ.

Les paroles de Napoléon furent répétées sans cesse dans la famille Lambert. Valentin Lambert les entendit bien des fois, redites par son père. Celui-ci se plaisait à les rappeler, tirant vanité de sa conversation avec l'Empereur et du fait que pendant quelques instants son cheval lui fut confié. Ces circonstances ont été confirmées par d'autres témoins [11].

Immédiatement, Grouchy dit à l'Empereur qu'il estimait la présence de 20.000 Prussiens à Gilly et vers Chatelineau. Napoléon monta aussitôt à cheval, voulant se rendre compte par lui-même. Il était 3 heures passées, les dragons d'Exelmans avaient fini de déboucher à la suite de la garde et la tête de la colonne de Van Damme entrait dans Charleroi [12]. Le général Pirch II avait &ealoncute;tabli sa division en arrière de Gilly le front couvert par le grand Ry boueux de Soleilmont.

À vive allure, Napoléon repartait sur Gilly où le canon tonnait par intermittence. Il en était autrement au-delà de Jumet.

Le général Gyot, les officiers de la garde et la troupe échelonnés le long de la route et des compagnes de Charleroi à Gilly étaient mécontents de l'inertie des troupes et se demandaient pourquoi l'attaque semblait différée [13]. L'Empereur repris la chaussée de Châtelet, et sous le couvert du puits de la ferme du Tricon-zoin (Trieux-Kaisin) sous le couvert du sentier, parvenait auprès du Moulin Delhatte à Chatelineau, gravit une pente raide (tienne du Moulin) près de la rue des Hayettes dans le pignon d'une maison était maçonnée une chapelle dédiée à Sainte-Anne.

De là, il put observer nettement les troupes ennemies pour la plupart adossées aux lignes forestières. De cet endroit, il ne pouvait voir le haut du Sart-Allet.

Il dira à Grouchy qu'il n'y avait pas 20.000 mais peut-être 10.000 Prussiens. L'Empereur nomma Grouchy commandant de l'aile droite. Cette reconnaissance ne manquait pas de témérité car les Prussiens n'étaient pas loin. L'Empereur regagna Charleroi afin de presser la marche du corps de Van Damme. Il eut mieux valu qu'il restât à Gilly. En son absence Van Damme et Grouchy mirent deux heures à combiner leur attaque.

 

6. LE FRONT PRUSSIEN À GILLY SART-ALLET SOUS LES ORDRES DU MARÉCHAL BLÜCHER

Le général en chef Zieten du 1er corps d'armée prussien avait sous ses ordres les généraux Pirch II, Jagow, Hennecken, Siemetz, Domitz.

Première ligne de défense :

Le général Pirch place 6.570 soldats (9 bataillons de 730 hommes) chacun en première ligne. Le front couvrant le ruisseau boueux du Grand-Rieux de Soleilmont [14].

Cette ligne de défense est placée entre le bas et le haut du Sart-Allet. Pont d'Arcol pente douce, longe le Chèvremont ravin, les hauteurs de la ruelle Pelisse pente raide, de la rue petite Hollande pente raide, la rue du Ravin pente abrupte, la rue de la Poudrière pente raide, le petit bosquet à Chatelineau dit la Floche pente douce où le général Pirch II place le colonel Moïsky avec une brigade de 500 dragons.

Deuxième ligne de défense

Quatre bataillons 2.945 soldats prussiens plus une batterie 6, 8 ou 12 canons couvrent la première ligne de défense sur les hauteurs qui dominent le vallon non loin de l'Abbaye de Soleilmont au-dessus de la rue du Fay et les rues des Gaux (étendue deux kilomètres). Connaissant parfaitement ces lieux, il faut savoir que ces lignes de défense prussiennes ont un avantage stratégique évident. Deux bataillons de Berges 1.500 soldats du Sart-Culpart à la rue du Rambulant.

De Châtelet à Farciennes

500 dragons prussiens font le guet le long de la Sambre de Châtelet à Farciennes; un bataillon de 730 soldats est à Pironchamp, 3 bataillons (2.120 soldats) sont à Lambusart [15].

 

Plan de la bataille de Gilly - Sart-Allet 1815

Mis à jour suivant en partie le plan de la région de Gilly, établi par SR Jaillot, géographe du Roy en 1746 et quelques rues du plan 1995. Position des troupes à 17 heures 45' infanterie et cavalerie. Dressé en 1996 par V. Vande Vonder.

7. LE FRONT FRANÇAIS

Au centre à Gilly siège du Moulin des Viviers, l'Empereur, le général Van Damme, Letort, Lefol, Bertezène, Pajol

À droite: Maréchal Grouchy, Exelmans, Vincent, Burth.

Une des divisons de Van Damme, secondée par la cavalerie de Pajol, abordait l'ennemi de front, tandis que Grouchy le prenait de flanc en passant à gué le ruisseau, près du Moulin Delhatte avec les dragons d'Exelmans. On poursuivrait alors les Prussiens jusqu'à Sombreffe où l'on prendrait position [16].

L'Empereur surpris de ne point entendre le canon, revint sur le terrain et enjoignit Van Damme de donner tête baissée contre l'ennemi.

Après une courte cannonade qui éteignit le feu des pièces de Pirch, trois colonnes de deux bataillons chacune, s'élancèrent baïonnettes croisées, 4.400 soldats. Le général Van Damme parvint au ruisseau boueux le Grand Rieux. Les Prussiens en position avantageuse ouvrent un tir nourri.

Les Français ripostent durement et enfoncent la première ligne prussienne, au bas de la côte du Sart-Allet, les troupes françaises sont ralenties. C'est alors que les soldats prussiens se retirent (sur ordre préalablement convenu entre le Maréchal Blücher, les généraux Zieten et Pirch).

L'Empereur en poste au moulin des Corvées constate le recul, la fuite des soldats prussiens, aussitôt, Napoléon mécontent donne ordre au général de sa garde. Le général Letort de fondre sur les arrières prussiens en fuite.

Le général Letort parvenu au bas de la côte du Sart-Allet avec 4 escadrons (450 dragons) contourne le point fort de l'armé prussienne enfoncée par Van Damme, prend la direction du Nord, passe sur le côté de la brasserie Cornil (non Gillieaux) longe le ruisseau de Soleilmont, suit l'encaissement du terrain longeant la ruelle Pelisse, arrive au sentier à ce jour appelé rue Brasserie Gillieaux partie moins encaissée enfonce les Prussiens de la première ligne et parvient au-dessus du Sart-Allet.

Le général Letort traverse la chaussée de Fleurus devant les troupes à Van Damme, et se trouve alors face à 4 bataillons prussiens qui se sauvent vers la lisière du bois de Soleilmont, les deux autres se sont formés en carrés.

Ils sont enfoncés et sabrés sur place, Le général Van Damme parvient lui aussi sur les hauteurs du Sart-Allet ou avec ses troupes baïllonnettes croisées et la cavalerie légère du général Pajol il enfonce et chasse les Prussiens qui se sauvent vers le Taillis-Prés et dans le bois de Soleilmont.

Le général Pajol avec sa cavalerie légère qui avait dépassé l'infanterie de Van Damme, qui de son côté culbutaient d'autres Prussiens vers le Tailli-Prés en direction de Fleurus [17].

Au centre Napoléon était parvenu sur les lieux du combat avec 250 dragons à Gilly Soleilmont où il prenait part au combat.

Le général Letort qui chassait sans cesse des Prussiens qui se sauvaient vers la lisière du bois de Soleilmont dont une compagnie de la Prusse Occidentale était en garde, reçu une balle au bas ventre. Il tomba de son cheval auprès de l'Empereur sur la chaussée de Fleurus à Gilly Soleilmont. À l'époque cet endroit s'appelait la Bonne Femme [18].

Le général français fut transporté sur une civière dans la maison du maire de Gilly, Bonaventure Gilliaux. De là après avoir reçu les premiers soins du docteur Hannoteau, il fut ramené le soir à Charleroi, chez le notaire Clément Delbruyère où, malgré les soins les plus dévoués, il mourut deux jours après. Le docteur Hannoteau fut maire de Gilly par la suite [•1•].

Pendant ce combat, le général Exelmans avec les brigades Burthes et Vincent en tête sous les ordres du maréchal Grouchy culbutait les 500 dragons du colonel Moïsky du petit bosquet (la Floche) à Chatelineau. Le général Exelmans était rejoint par le général Pajol à Pironchamp où il chassait la division (750 soldats prussiens) verts Lambusart non sans devoir combattre assez durement. À Lambusart les fuyards de Pirch ralliaient les 3 bataillons (2.120 Prussiens étaient là), ils firent tête.

Le maréchal Grouchy avait en personne conduit l'attaque de droite [19].

 

Bataille de Fleurus 1815
Illustration Compagnie française - La plume Sergent-Major - Paris/Boulogne s/M

8. LA MOISSON DES CHAMPS DE BATAILLE. GILLY LE 15 JUIN 1815. LE SART-ALLET

Hameau qui n'est marqué que sur les cartes d'État-Major, du nord au sud et d'est en ouest quel harmonieux paysage, tout est gracieux et ondoyant comme une robe de soie sous un vent léger, les coteaux ont des sinuosités presque féminines, la vallée est large, ouvre de vastes trouées sur l'horizon et s'emplit de toute la féerie de la lumière de juin.

Alors, l'infanterie du général Van Damme passait à gué le ruisseau de Soleilmont au bas du Sart-Allet, à cet endroit notre cavalerie, dragons de la garde Impériale sous les ordres du général Letort prit la direction du nord et gagna ce jour la rue « Brasserie Gilliaux » étant moins encaissée, direction d'où l'ennemi bombardait nos troupes.

Nous parvenions face à l'ennemi, ses troupes occupaient les lieux de l'Abbaye de Soleilmont jusqu'au bois de Chatelineau. De l'endroit de notre départ jusqu'en ces lieux, les maisons sont abandonnées environ une centaine, d'où des tirailleurs prussiens sont mis hors d'état de combattre.

Quatre bataillons occupent les pentes des hauteurs boisées qui dominent le vallon. De la rue du Chèvremont au Sart-Culpart, de l'Abbaye de Soleilmont à la rue du Rambulant, la Platteur, de la rue du Pirotia au Sart-Allet et rue du Wainage jusqu'à Chatelineau où les troupes du général Grouchy stationnent sur la rive droite du ruisseau de Soleilmont, point bas près du moulin à eau Delkhasse ou Delhatte).

Une companie du 1er régiment de la Prusse occidentale occupe la lisière du bois de Soleilmont à Gilly.

Des 4 bataillons deux se retirent, les deux autres ont formés en carrés, l'ennemi couvrant ses avants par des batteries de Pirch II peu avant l'Abbaye de Soleilmont nous attend, ses troupes sont sous le commandement du général Zieten.

Le général Letort en tête stimule notre cavalerie, nous pressant d'enfoncer nos épées dans les flancs de l'armée ennemie.

Les cris « Vive l'Empereur » résonnent et se répercutent de l'avant à l'arrière de nos escadrons [24].

Notre masse s'ébranle, notre charge magnifique et folle nous emporte vers l'ennemi, les sabots de nos chevaux font sauter les mottes de terre, à chaque foulée l'allure s'accélère. Les troupes de Van Damme et ses solides baïonnettes suivent.

Le menton sur la monture de nos chevaux, nous nous déplaçons en un immense éventail, il y a là des trous d'obus par-ci par-là, à l'intérieur et alentour des carrés prussiens, il y a de la fumée suite au bombardement de nos batteries, les leurs étaient éteintes.

Les balles nous atteignent, leurs feux de rangs ne nous fait pas ralentir, des chevaux tombent, blessés ou tués, les cavaliers tombent dans la poussière.

L'écume aux naseaux de nos chevaux, la terre tremble sous notre charge, dans un bruit sourd, debout sur nos étriers, bride contre bride nous volons sur l'ennemi, vingt mètres, dix, cinq mètres nos sabres luisent, nos lames percent, des coups sourds, les sabres coupent, nous déchiquetons l'ennemi, trébuchons sur des corps sanglants, le sang à la bouche qui est comme une fente serrée, le visage noir de fumée où la sueur trace des rigoles plus claires, nous sabrons à tour de bras.

Pas de pose entre les coups, il faut savoir recevoir la mort sans chercher à l'éviter ou conserver la vie pour prouver qu'on sait la défendre.

Ils s'aplatissent contre la terre, labourée, éventrée par le tir de nos batteries, la terre épouse leurs corps, les protège contre le fouet d'acier qui gifle en sifflant.

Les solides baïonnettes de l'infanterie Van Damme sont là, ils se fusillent à bout portant, les sabres et baïonnettes sont rouges de sang, nous broyons la masse prussienne, la terre devient rouge brun.

Nous sentons un mélange de chair brûlée, d'étoffe grillée, nous trébuchons sur des corps sanglants, un coup de crosse, un coup de pied dans le ventre, dans la figure, presque pas de pose dans les hurlements.

Dans le bruit des combats, on entend les cris horribles des blessés. Les Prussiens, Russes, Autrichiens ne voulaient pas se rendre, la lutte continuait sauvage, meurtrière, des deux côtés on combat avec acharnement.

Nous pataugeons dans le sang, nos chevaux au pas évitent difficilement de marcher sur les cadavres des soldats meurtris à demi évanouis.

La force des soldats ennemis, cernés fusille de tous côtés, voyant l'ennemi partout, décroît de quart d'heure en quart d'heure [•1•].

Nos dragons tourbillonnent parmi les Prussiens en pleine retraite, alors que l'infanterie de Van Damme laboure les carrés à la baïonnette. Trois fois, la cavalerie française passe au travers des carrés prussiens au Sart-Allet et détruit un bataillon entier.

L'ennemi s'affole et court dans les sentiers, sans ordre, en débandade où nous créons de larges brèches.

C'est alors que le général Letort reçu une balle au bas ventre, le général de notre garde Impériale tomba de son cheval auprès de l'Empereur Napoléon qui combattait au même endroit, chaussée de Fleurus à Gilly Soleilmont à l'époque dit la « Bonne Femme ».

L'Empereur cria : « que nul Prussien ne rejoigne Blücher. »[25].

Nous vengions alors notre général en massacrant tout ce que nous trouvions à portée de nos lances, sabres et baïonnettes.

La cavalerie légère de Pajol dépasse les colonnes de Van Damme, de plus belle la poursuite continua dans le bois de Soleilmont détruit en partie par nos batteries.

Les dragons d'Exelmans, brigade Burthe et Vincent en tête, par la rue des Hayettes et des Charbonnages n°7 et 8 culbutaient le régiment des dragons du colonel Moïsky, chassait un bataillon du bois de Pironchamp et les rejetaient sur Lambusart.

Les troupes de droite du général Gérard chassaient des Prussiens vers Namur, alors que les troupes du centre prenaient leur campement au-dessus du Campinaire en Wangenies et Lambusart.

Toutes les troupes de Pirch, Zieten s'étaient ralliées à Ligny. Beaucoup périrent sur les routes, dans les champs, les bois [25].

Ivres de douleur par la perte du général Letort il ne reste rien des carrés qui sont démolis, écrasés. Les blessés, les morts gisaient sur les hauteurs du Sart-Allet transformées en charniers.

La lune qui est levée éclaire distinctement leurs faces livides, maculées de taches rouges, les armes tombées de leurs mains scintillent.

Parfois de grands nuages sombres courant dans le ciel, cachent cette vision dont les moins sensibles des soldats détournent les yeux.

Au milieu des râles des mourants, des gémissements des blessés, on entend à de courts intervalles un cri rauque comme étranglé par l'horreur de l'épouvante.

La nuit s'écoule, au sol ce soldat, sa grosse moustache ressemble à la fourrure d'un chat mouillé, son uniforme est maculé de sang, des taches, combien de taches : et déjà les grosses mouches noires qui vont sur les hommes, qui lèchent-boivent la sueur, symbole de la mort, et les jaunes qui piquent les vaches.

Les Prussiens sont là, les jambes gigotent encore par saccade, au sol les corps empêchent la poussière de s'élever, les ongles grattent la terre qui rougit.

Cet hôtel en plein air serait très confortable s'il n'y avait les pleurs, les plaintes, la ronde incessante de jurons étouffés, transis, rompus, réclamant de l'eau.

À quoi ressemblait cet endroit, des cultures immenses, des prairies sans doute jolies, ponctuées de pommiers bien ronds, comme leurs fruits; déjà rouges, roses et jaunes. Plus rien n'est joli maintenant, les habitants reviendront-ils jamais ! [26]

En 1935-36, ces lieux des combats, vierges encore, tellement paisible, où sous le chant des alouettes, le fermier Pans conduisait sa charrue tirée par deux beaux chevaux de trait.

Document extrait du registre communal de Gilly 6-9-1808 à 1829.

Gilly, le 12 mai 1815.
Le maire de Gilly à monsieur le Comte Deglyne

Vous supplie de bien vouloir prendre en considération l'état malheureux où se trouve ma commune par la position sur un grand passage de troupes et la grande troupe qui séjournent depuis longtemps.

Je ne tracerai pas ici le tableau d'une commune où plus de 300 maisons, il y en avait 750 à l'époque sont hors d'état de loger, la grande partie est abandonnée par les paysans qui se réfugient dans le bois.

Les vexations qui se commettent par les soldats qui sont exigeants refusant de manger le pain du magasin, des exigences en voitures et chevaux que je dois fournir journellement pour le service de tant d'hommes.

En 1792 plusieurs habitants de Gilly, portant la cocarde tricolore, se sont rassemblés tumultueusement et à main armée s'avancèrent pour délivrer un de leurs camarades qui avait été arrêté par des recruteurs autrichiens parce qu'il avait une cocarde tricolore au chapeau.

C'est en apprenant cette arrestation que les gens de Gilly s'étaient attroupés en armes et qu'ils tirèrent des coups de fusil et de pistolet [27].

Ce texte est représentatif des combats qui se sont réellement déroulés en ces lieux, comme en d'autres endroits sous les cent jours en juin 1815

Victor Vande Vonder

 

9. LA STATUE DE L'EMPEREUR ET LE MOULIN

- À Gilly -

1900 - La société des Charbonnages du Trieu-Kaizin fait construire sa centrale électrique, sur la droite à l'entrée du siège. Au sommet du mur de façade se trouve un socle neuf mètres de hauteur ; juste en dessous était maçonnée une potelle.

La société plaça sur le socle la statue de l'Empereur Napoléon Ier maintenue fermement par quatre boulons et dans la potelle, la réplique exacte du moulin à vent des Corvées.

La statue en béton avait 1 mètre 60 de hauteur, le moulin plus ou moins 1 m 20 La statue est chaussée de bottes noires portait un manteau gris et un couvre-chef bicorne noir. De la main droite, elle tenait des jumelles à la vue découvrant le Sart-Allet, Fleurus. Le bras gauche était le long du corps. Dans le plafonnage recouvrant le mur, l'impression en relief le nom Trieu-Kaisin.

Le moulin était identique à l'original ; remettait en mémoire les souvenirs champêtres, et combien sociaux.

La statue était de ressemblance parfaite, inoubliable. Les formes et les couleurs expressives accentuaient encore une vision de véracité impressionnante !

Pourquoi ces monuments et la révolution de 1830 

1794: l'armée française et le général Jourdan repousse les autrichiens de notre territoire. Elle apporte chez nous les libéralités accordées aux Français : droits de l'homme, abolition des privilèges... Libérés, les hommes osent, erigent.

1800, 1802: l'Empereur Napoléon Ier instaure les lois sociales, retraite,... le code civil, les maisons de repos, etc. Des élections se déroulent en toute liberté, sans restriction de représentativité.

Chez nous cela est compréhensible, ces lois sont accueillies avec chaleur. L'effervescence est totale. Les hauts dirigeants acceptent sans restriction, sans obligation aucune le nouveau régime.

Des familles entières, n'ayant plus de comptes à rendre à la monarchie, s'investissent, dispensent le mieux-être. Les premières impulsions vers les classes laborieuses étaient données, les cœurs bouillonnaient.

La statue et le moulin qui agréaient à tous, en était la preuve la plus représentative, la plus évocatrice.

 

10. L'EMPEREUR ET LE STUKA

Lieudit le Moulin de Napoléon.

Ces lieux chargés d'histoire qui ont marqué ma jeunesse.

1940 : La rue des Hayettes à Gilly longe le siège du Vivier, son moulin à vent et sa statue. À ce jour, l'autoroute coupe la rue et le terril. Des soldats sénégalais des colonnes françaises venus à notre secours, stationnent dans la longueur de la rue des Hayettes. Des riverains, femmes, vieux, enfants (il fait chaud) portent des boissons à la troupe. De nombreux civils ont fuit vers la France. Monsieur Jacques, directeur du Puits ignorait-il la présence de ces troupes ? Très probablement oui et non. Connaissant les lieux, il ne pouvait absolument pas apercevoir la troupe.

Survient un avion Stuka allemand qui en basse altitude passe dans la longueur de la rue des Hayettes et mitraille la troupe sénégalaise ! Un homme âgé crie que l'on déploie un drapeau blanc, alors qu'un jeune soldat français, son fusil baïonnette au canon, pleure, il est assis sur un banc près de la cantine à l'entrée du sentier Baltard (côté rue de l'Observatoire).

Le directeur du Puits monsieur Jacques, dans la confusion et la panique ou craignant peut-être les représailles allemandes, fit abattre au plus vite la statue de l'Empereur.

Question : pourquoi la panique en 1940 et non pas en 1914 ?

La statue fut rapidement arrachée de son socle. Libérée de ses boulons, elle tomba sur le pavé, éclatant en plusieurs morceaux.

Le moulin dans sa potelle tombait en poussière après 1945.

Une cinquantaine de cavaliers français venant de Chatelineau par le sentier Baltar, s'arrêtent près de la cantine où se trouvait toujours notre jeune soldat français. Découvrant le drapeau blanc, ils se mirent en colère, accusant les civils présents de boches du nord ! Ils avaient de bonnes raisons.

Le lendemain matin, les riverains trouvèrent le jeune soldat français pendu à un arbre, côté intérieur du siège.

Appendice
Paris 1906 - Critique de la campagne de 1815 par le lieutenant-colonel Grouard. Cet historien écrit : « Sous le rapport de l'abondance et de la richesse des documents, il me semble que l'on ne peut désirer rien de mieux que de lire l'ouvrage d'Henry Houssaye. Aussi n'essaierai-je pas de présenter un nouveau tableau détaillé des batailles de Ligny, Waterloo, convaincu que j'échouerai après celui qu'en a donné Henry Houssaye qui en a fait une œuvre vivante de nature à émouvoir tous les cœurs ».

Nous n'entrerons donc pas non plus dans les détails de ces luttes. Comme le disait Léon Blois : « toutes ces pages extraordinaires méritent d'être rappelées car elles ont une place dans le dossier de l'historien ».

 

11. SOURCES

[1], [2] Notes de Pajol sur la journée, Arch. Guerre à Vincenne) et Bulletin de l'armée (Moniteur du 18 juin) Henry Houssaye. François Quinet.

[3] Napoléon traversa Charleroi à midi. Les Allemands disent 11 heures et demie
Napoléon correspondances récit de l'Ambigu de Londres L II, 422 traditions locales. Henry Houssaye.
Archives communales de Gilly et de Charleroi.

[3] Armand Libioulle, sénateur de Charleroi. Monsieur François Quinet, témoin.

[4] François Quinet, Musée du Caillou, n°45, pp.: 13-14

[5] Association Minière du Bassin de Charleroi, voir Ministère des mines à Mons. Les premiers documents datent du 1 août 1783.
Jean Everard, fonctionnaire communal, auteur des monographies des rues de Charleroi, page 119

[6] François Quinet. Les fortifications qui dataient du XVIIe siècle avaient été démantelées en 1869/1871 pendant les guerres de la révolution, ainsi que le puits et la guinguette de la Belle-Vue en 1880, d'après feu Jean Evrard, chef de service de l'administration carolo, auteur de la monographie des rues de Charleroi

[7] Ce bref séjour fit une profonde impression sur les membres de la famille Schmydt et sur François Quinet

[8] Le moulin à vent, dit par la suite des événements Moulin de l'Observatoire, ou encore Moulin des Viviers réunis, Moulin des Corvées, appartenait à monsieur Cornil. Il fut démoli en 1890, des vestiges en étaient encore visibles en 1898. page 15/16 Musée du Caillou et Gilly à travers les âges par Lambot et Close.

[9] Lambot, O. et Close, O. Gilly à travers les âges, 1923, tome I, 317 pages, Publié par Georges Chevalier, Imprimeur-Éditeur ą Court-St-Étienne.
Lambot, O. et Close, O. Gilly à travers les âges, 1925, tome II, 334 pages, Publié par Georges Chevalier, Imprimeur-Éditeur ą Court-St-Étienne

[10] Henry Houssaye, Académie française. Armand Libioulle, Sénateur à Charleroi.

[11] Lambot et Close Gilly à travers les âges. Famille Lambert.

[12], [13], [14] Henry Houssaye, tome II, page 124

[15] Wagner, IX 13, Damitz, I, 69-70. Van Offech 103 | Archives de guerre prussienne

[16] Grouchy : relation succinte, II et 13 appendice IV, 31 : déclaration de l'aide de Bella. De même que Napoléon avait donné à Ney le commandement de l'aile gauche, il donnait à Grouchy celui de l'aile droite. Ney et Grouchy, Charleroi, 16 juin. Registre d'ordres du major-général, Observations, 63 notes de Pajol (Archives de guerre) cf. Gourgaud 82-83. Napoléon. mém. 49 Grouchy Relation succinte II notes de Pajol (Archives de Guerre d'Henry Houssaye)

[17] Gourgaud, 49 Napoléon. Mém., 83. Journal manuscrit de Gourgaud, Damitz, 11, 70, 71. Notes du colonel Simon Lorière sur les journées des 15 et 16 juin (Archives de Guerre) page 126, Henry Houssaye, Tome II, 1815.

[18] Appellation de l'époque à ce jour de Soleilmont
Édouard Vande Vonder 1885-1953
Mathilde Daxbecq 1889-1950
Joseph De Winter 1907-1996

[19] H.H. page 127

[20] État-Major prussien Damitz, 11, 70-71 Archive de guerre. Bulletin de l'armée, Journal 429 | Henry Houssaye

[21] II Musée du Caillou par le général Couvreur. Exposition au Musée du Caillou montre en suffisance la chute du cheval du général Letort auprès de l'Empereur à l'endroit appelé « Bonne Femme » à Gilly Soleilmont. Voir également lettre de monsieur de Moiret écrite au caillou le 18 juin 1815 adressée au Ministre des Affaires Étrangères à Paris. Une copie se trouve au Musée du Caillou. Le général Letort, Baron, mourut le 17 juin à Charleroi.

[22] Archives : Au Château de Vincennes on peut voir quelques kilomètres d'archives du service historique de l'armée française I

[23] I Musée du Caillou - La poursuite vers Campinaire alla jusqu'au delà de 20 heures. L'Empereur quitta Gilly après 20 heures en direction de Charleroi.
Gilly à travers les âges par Lambot et Close, Henry Houssaye.

[24] Henry Houssaye

[25] Henry Houssaye

[25] Henry Houssaye, pp.: 9-12

[27] Archives communales de Gilly

[28] Augustin Deshing, les frères Dumont du sentier Saint-Jacques, le chef monteur Losceau qui détacha la statue et des dizaines de témoins et plus et vivants à ce jour dont Victor Vande Vonder.

[29] De nombreux témoins : les frères Dumont, sentier Saint-Jacques, Augustin Deshing, nombreux témoins. Victor Vande Vonder, Les frères De Ré, des centaines de témoins et plus.